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Philippe Lemieux
25 ans
Saint-Georges-de-Beauce
Homme de scène avant tout, Philippe découvre le cinéma à 23 ans. Homme d’humour aussi, il est un passionné de la politique et de la satire. Détenteur d’un baccalauréat multidisciplinaire à l’UQAM, il affirme que la vraie école pour lui a été de remplir les formulaires de la SODEC et du Conseil des arts du Canada.
Quelles sont les grandes qualités d’un scénariste?
Un bon scénariste est attentif. C’est un observateur du quotidien. Il a une très forte capacité d’adaptation. Il est indépendant d’esprit, original, il possède sa propre vision du monde. Avec chance, il n’est pas alcoolique.
Quel a été votre éveil cinématographique?
Quand j’étais adolescent, j’écrivais des films d’horreur qui mettaient en scène mes amis et moi. C’est à l’université que j’ai découvert le cinéma de répertoire. Je ne savais pas qui était Bergman, Truffaut, Godard ou même Forcier. Ce sont les arts de la scène qui m’ont amené à m’intéresser au cinéma
Quel premier film vous a le plus marqué?
Les quatre cents coups, de François Truffaut.
Quelles sont vos influences cinématographiques?
J’ai toujours aimé les films grand public et les comédies musicales. J’adore Memento, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Emporte-moi, Fargo, mais Peter Greenway, Lynch et Kubrick m’ont aussi marqué.
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Alain Fournier
Un bref séjour dans les Forces canadiennes n’a pas réussi à détourner Alain de sa première passion, le cinéma. Il s’est alors dirigé vers une formation en production cinématographique à l’Université Concordia. Il a fait ses premiers pas dans l’industrie à titre de monteur et de caméraman pour des vidéos corporatifs et du documentaire. Il a par la suite fondé une compagnie de production vidéo et multimédia, pour reprendre sa place derrière la caméra en tant que réalisateur. Sa première fiction À Mère et Marées a récemment remporté le prix du meilleur court métrage québécois au Festival Fantasia. Alain gagne sa vie en tant que réalisateur de séries documentaires et de magazines pour la télévision, tout en travaillant sur ses propres projets de films.
Quelles sont les grandes qualités d’un réalisateur?
Savoir bien s’entourer, être bon communicateur, passionné, intuitif, sensible, empathique, tenace et flexible à la fois.
Quel a été votre éveil cinématographique?
Jeune enfant : une première visite au cinéma (La Guerre des Étoiles) et un projecteur Fisher Price. Enfant : l’apparition des clubs vidéo et les grands débrouillages
Quel premier film vous a le plus marqué?
Brazil de Terry Gilliam
Quelles sont vos influences cinématographiques?
Brazil pour les univers rétrofuturistes et son message actuel sur fond fantastique et satirique. Delicatessen de Jeunet et Caro pour le traitement visuel original et bédéesque, ainsi que la superbe photographie sombre, poétique et atmosphérique de Darius Khondji. Plusieurs films de Wong Kar-Wai pour le traitement sensuel et son amour fou de la lumière et du mouvement. David Lynch pour sa capacité à laisser son inconscient s’exprimer et sa quête de liberté artistique. Tim Burton pour le génie de ses films d’animation et ses idées tordues. André Forcier pour sa touche poétique surréaliste et son influence considérable sur les cinéastes de la relève, dont moi bien sûr. Léolo pour ses histoires de fonds de ruelles et sa distorsion du réelle. Les frères Coen pour leur humour noir et leurs découpages techniques hyper efficaces. Roy Anderson (Songs from the second floor) pour ses compositions en tableau et son regard critique sur l’humanité.
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